Bollywood

Avec une production d'environ 800 films par an, le cinéma indien est le plus grand producteur de films au monde.
Dès sa naissance, le cinéma fit un clin d’oeil à l’Inde : La première projection publique des frères Lumières eut ainsi lieu au "Salon Indien" du Grand Café à Paris. Leur assistant n’attend que quelques mois pour partir à Bombay montrer quelques oeuvres des frères et notament "l'arrivée du train en Gare de La Ciotat" qui connut un grand succès en Inde.
Le premier film Indien pourtant ne sortit qu’en 1913 : D.G. Phalke finit son premier long métrage indien muet sous titré en hindi et anglaiset l’intitula : Raja Harischandra. Le film connut déjà un vif succès, ce qui lança la machine du cinéma Indien.
Les nouvelles compagnies pleuvent pendant les années 20 : England Returned, Savkari Pash, Sakuntala, Guna Sundari. Le premier film parlant arrive donc en 1931 au cinéma de Bombay : Alam Ara et le premier film couleur sort en 1937 avec le film Kisan Kanya de Ardeshir Irani
La croissance du cinéma indien continue avec la mise en place de son premier festival du cinéma qui se déroula… à Bombay en 1952. Le film de Satyajit Ray Pather Panchali connu un vif succès. Il fut reconnu à Cannes et reçu la palme du meilleur documentaire sur la scène international. Suivirent plusieurs autres récompenses au niveau national et international.
Considéré comme le meilleur cinéaste de l'Inde des années 60, le bengali Satyajit Rai avait réalisé 30 films et 5 documentaires qui accompagnent ses spectateurs dans un cinéma réaliste reprennant des thèmes ruraux et urbaines de l'Inde. Parmis ses oeuvres célèbres, on peut citer : Pather Panchali, Apur Sansar, Charulata, Jalsaychar, Goopy Gyre Bagha Byre, Seemadha, Jana Aranya, Ashani Sanket et Agartuk. Il présenta ses films à tous les festivals internationaux où il remporta un grand nombre de récompenses.

C'est dans les années 80 que le cinéma commercial prit toute son ampleur à la fois dans les studios de Bombay mais également ailleurs comme dans le Sud au Tamil Nadu et au Kerala. Parmis les "big hits" de ces années et du début des années 90, on peut citer : Mr India, Tezaab, Qayamat Se Qayamat Tak, Qurbani, Main Pyar Kiya, Chandni, Tridev, Hum, Ghayal, Saudagar...
Les scénarios sont souvent analogues et on peut comparer ces productions à des comédies musicales. Il s'agit toujours d'une histoire d'amour entre un homme et une femme qui rencontreront plusieurs péripéties dans leur union où se mêlent humour, musique, danse et combats. C’est ce qui marche le mieux en Inde.
Les films indiens sont aussi traduits dans les langues régionales et sont aussi exportés là où la communauté indienne est présente : les Etats-Unis, l'Angleterre, le Canada voire même dans nombreux pays d'Asie Pacifique, du Moyen Orient et d'Afrique.
Le seul film qui a été récompensé aux oscars et à Cannes (Caméra d'Or au Festival international du film de Cannes 1988), Nomination aux Oscars 1989 (meilleur film étranger) est Salam Bombay (1988) de Mira Nair, qui retrace l'errance d'un jeune garçon venu d'un village dans la ville de Bombay.
Bollywood est le surnom donné à l'industrie cinématographique indienne de langue hindi. Le terme Bollywood est une contraction de Bombay et de Hollywood. Ce serait plutôt dans la capitale de l'Inde New-Delhi, que doivent normalement être concentré les studios indiennes (où l'on parle hindi) mais Mumbai (Bombay) fut choisie pour des raisons historiques (1ère diffusion) et parce qu'il s'agit de la capitale économique.
Les grands noms du cinéma indien sont en tant qu'acteur, Amithab Bachchan surnommé "Big B",

 Aamir Khan, Sharukh Khan, Salman Khan. Quand aux actrices, on peut citer Sridevi,

Maduri Dixit, Kajol, Rani Mukherjee, Aishwarya Rai…