Urbanisation

L'Inde souffre d'une pénurie grave et générale de logements. Les prix dans les grandes villes sont démesurés et il est de plus en plus difficile d’accèder à la propriété. Le développement de l'infrastructure urbaine reste bien en decà de l'accroissement propre de la population ajouté à l'afflux des paysans pauvres qui fuient la misère des campagnes. Finalement, les villes les subissent plus qu’elles ne les accueille. Finalement, 20 à 25% de la population urbaine vit dans des taudis sans parler de tous ceux qui n'ont pas de toit et qui dorment où ils peuvent : la rue, le trottoir, le cyclo-pousse, etc.
L’urbanise en Inde est une notion jeune. La ville s’est donc développée pendant des années de manière complètement anarchique, sans adapter ses infrastructures  et équipements collectifs. Les problèmes d'eau potable, d'écoulement des eaux sales et usées, de sanitaires, d'éclairage et de revêtement de chaussées sont prioritaires. La richesse et la pauvreté se distribuent selon les quartiers.
Les chiffres parlent : moins de 34% des habitants de villages ont accès à l’éléctricité. Le problème de l'eau est partout crucial. Si 90% de la population urbaine bénéficie d'un système d'adduction, 45% seulement de cette population peut évacuer les eaux usées par la voie des canalisations municipales. Cette même adduction n'est assurée qu'à moins de 10% de la population rurale qui ne bénéficie généralement d'aucun système organisé d'évacuation. Les rues et les champs en tiennent lieu. Les toilettes sont dans la nature. La plupart des paysannes vont encore chercher au puits l'eau pour la journée