Bouddhisme

Le bouddhisme est une philosophie née en réaction à l’hindouisme. C’est l'une des plus grandes religions du monde, apparue au nord de l'Inde au vie siècle avant notre ère. Elle fondée sur la vie et l’expérience de Bouddha, dit “l’Eveillé”. Selon la tradition, après avoir passé plus de sept ans à fréquenter les ascètes de son pays, il aurait réfuté les principes philosophiques essentiels de l’hindouisme et aurait fondé une communauté monastique dans le but de partager son expérience d’Éveil.
Héritier des principes essentiels de l’hindouisme, le bouddhisme reconnaît la transmigration des âmes de tous les êtres vivants, selon un cycle infini (samsara) dont la nature dépend des actes accomplis au cours des vies antérieures (karma). Il affirme également que l’expérience de l’extinction du désir et la prise de conscience de l’illusion mènent au terme de l’enchaînement des renaissances (nirvana). Il nie cependant tout caractère individuel à l’âme humaine et refuse donc de l’identifier au brahman (âme universelle) des hindouistes.
L’existence selon lui repose sur “Les 4 Nobles Vérités” : la vie s’enracine dans la souffrance, la souffrance nait de la convoitise, on peut éliminer la souffrance en éliminant les désirs. Il nous invite à suivre l’ “Octuple Sentier” de la Justice. Le bouddhisme avait presque disparu en Inde mais il a retrouvé de la vigueur depuis 1950 grace à des intellectuels.

La vie de Bouddha

L'homme qui devint le Bouddha naquit sous le nom de Siddartha Gautama, dans le nord de l'Inde, il y a plus de deux mille cinq cents ans. De naissance princière au sein d'un clan de guerriers, il se maria et eut un fils.                                                                

Vivant dans un monde de plaisir, luxe et d'aisance, il éprouvait une profonde insatisfaction, au point qu'une nuit, alors qu'il était dans sa trentième année, après un dernier regard à son épouse et à son fils endormis, il se faufila silencieusement hors du palais. Il enfourcha son cheval et ne tarda pas à atteindre les frontières de son royaume, se coupa les cheveux et la barbe, et revêtit la robe safran d'un ascète errant.
On dit qu’il fit 4 rencontres qui lui présentèrent toute la souffrance humaine : un vieillard lui fait prendre conscience de la souffrance du temps qui passe et de la déchéance du corps vieillissant ; un malade lui apprend que le corps souffre aussi indépendamment du temps et un cadavre que l'on menait au bûcher lui révèle la mort dans tout son caractère sordide. Enfin, un ermite lui montre ce que peut être la sagesse.
Il vécut d'abord sous l'autorité des maîtres de l'époque, puis forma avec cinq autres disciples son propre groupe. Il acquit une certaine renommée dans la pratique des austérités, mais après avoir mené cette sorte de vie pendant six années, il dut en arriver à la conclusion qu'il était encore loin de pouvoir transcender, ou comprendre, la condition humaine.
Lorsqu'il décida de renoncer à la pratique des austérités, le reste du groupe, scandalisé, s'éloigna de lui en disant qu'il était retourné à une vie inférieure. Il partit alors dans la forêt, seul. Là, il demeura, avec une force renouvelée, développant la concentration avec la pratique de la méditation.
À la nuit de la pleine lune de mai, alors qu'il était assis absorbé dans la contemplation du corps et de sa respiration, ayant rendu son esprit malléable et flexible, il le dirigea sur les aspects fondamentaux de la vie.  Comme il pénétrait en esprit au cœur de ces questions, s'éleva la connaissance, s'éleva la vision, s'éleva la lumière. Il avait atteint l'éveil total et parfait. Il avait atteint un état de force de l'esprit infrangible, de vision claire et parfaite, de bienveillance sans limites et pour tous les êtres. Il avait extirpé en lui l'avidité, la haine et l'ignorance. Il avait surmonté la souffrance sous toutes ses formes.
En atteignant l'éveil, il avait atteint ce qu'il y avait à accomplir dans toute vie et il se trouvait dans un état de contentement absolu. Pourtant, par compassion pour le monde souffrant, il passa les dernières quarante-cinq années de sa vie à enseigner les moyens -ou dharma- par lesquels d'autres pourraient à leur tour réaliser cette expérience.  Ce que nous appelons aujourd'hui le bouddhisme, sous toutes ses différentes formes culturelles, n'est autre que l'héritage de cet enseignement.